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D'après : Don Quichotte -
Cervantès.
La source :
Un « Quijote » à l'heure de
l'Internet : Un chevalier des temps
modernes se fait confisquer ses
jouets multimédia. Privé de ses
images, obsédé par sa
Dulcinéade manquante, accompagné
de son éternel robot
Sanchogushi, il part à l'aventure
sur « la planète à triste figure ».
Ainsi, comme dans des délires
étourdissants, il va s'attaquer à
des réacteurs de centrales
nucléaires pris pour des
fantômes, vouloir raisonner des
armées entières de soldats
enfants, libérer des travailleurs
clandestins, donner lettres de
noblesse aux nouvelles prostituées
arrivant dans son quartier
princier…
Ce « Quijote » est tant imprégné
de ce qu'il a lu sur ses écrans
mensongers que ses désirs lui
ordonnent ses délires.
Des cascades de noms et de titres
finissent en se mélangeant par
créer toute une nouvelle armée
mythologique, une allégorie
vibrante d'un monde à venir…
Ses ruades contre les injustices
ne sont ici qu'utopie comique.
Le voit-il ? Va-t-il s'en échapper ?
Et si Quijote n'était qu'un comédien
rusé, réalisant qu'il est lui aussi
prisonnier de la société du
spectacle ?
Quand la compagnie évoque son travail :
Déjà dans sa dernière pièce
« Idiocratie » montée par théâtre
D'Ouble, Jean-Marc Bailleux
dénonçait un abrutissement
de nos sociétés (dites développées)
par une manipulation de
certains pouvoirs. Avec le personnage
de « Don Quichotte »,
il invente aujourd'hui et dans un
temps anticipé, un héros aux
multiples langages multimédias,
zappés et rapides en référence à
la société de plus en plus
communicante.
Ce « Quijote » (comme dans les livres
de chevalerie) est ici victime du
langage de l'Internet, des jeux vidéo
et des flux de l'information continue.
« Quijote » confond l'information
et la réalité, ce qui ne peut
manquer de se solder par des
situations catastrophiques et
pourtant comiques.
La compagnie Théâtre
D'ouble réside à Lyon et a
été intégrée, de manière
exceptionnelle en 2010, au
dispositif Théâtralire.
En 2009, elle avait proposé
une création en partenariat
avec Lettres frontière.
Avec : Jean-Marc Bailleux
et Silvia Badillo.
Durée : 1 h.
Coût : 600 €.
Dispositif ou moyens logistiques à prévoir
:
une table, deux chaises, un lecteur CD.
Jauge : 80 personnes.
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