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D'après : Une cantine de comptines - Pierre Lartigue
- Les Belles lettres.
La source :
Le corpus de la poésie enfantine
offre un répertoire riche et varié.
Son existence, indestructible et
fragile, dépend de l'usage que l'on
en fait. Ces poèmes s'envolent,
meurent et renaissent comme des
papillons. Leur vie tient à un souffle,
ils viennent de la nuit des temps, ils
partagent avec la poésie la plus
ancienne le trait d'allier le mot, la
note et le geste.
Parfaitement anonymes, les
poèmes de l'enfance font appel à
des traditions anciennes repérables
par le rythme, le lexique ou la
syntaxe. L'enfant ou l'adulte sait
qu'il participe à un rite. Il y a donc
transmission.
Réécrire de la bouche ce patrimoine,
s'entendre et s'écouter dire des
mots louches, qui tanguent en ritournelles,
rire des incompréhensibles
d'hier et d'aujourd'hui, et découvrir,
ensemble, le dialecte sensible des
tablas, dans un univers doux et
propice à la reproduction possible
de cet héritage..
Quand la compagnie évoque son travail
:
Le monde tel qu'il apparaît à l'enfant
est un monde sensoriel qui n'existe
que par les expériences qu'il va
découvrir sur lui : L'enfant, pressent,
sent, ressent. L'adulte qui l'accompagne,
ressent également, mais
pense, réfléchit pour permettre de
nommer les sensations.
Entre l'espace infantile, intelligible
seulement par les éprouvés subjectifs
qui le composent, et l'espace de
l'adulte, investi plus souvent par la
tentation de comprendre que de
ressentir, nous pouvons envisager
une rencontre, si seulement nous
acceptons d'accueillir sans essentiellement
faire appel à nos références
cognitives.
Ce que Sylvie Santi explore se situe
dans ce monde où peuvent se
conjuguer la perception et la matière,
la sensibilité et la connaissance.
Deux formes de partage sont
possibles : En matinée, pour tous les
petits coeurs qui chuchotent de peur
qu'on les entende (3 mois, 5 ans) ou
en veillée pour tous les deux pattes
déjà grands qui ne trouvent pas le
sommeil. Univers douillet garanti
pour mieux chausser ses souliers
gris avant la nuit. Comme si nous étions tout petits.
Avec : Sylvie Santi (conteuse) et Théo Mérigeau
(percussionniste).
Durée : 30 min pour les spectacles en matinée
/
45 min pour ceux en soirée.
Coût : 600 €.
Dispositif ou moyens logistiques à prévoir
:
espace intimiste (coussins fournis).
Jauge : 50 personnes.
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