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| Accueil > Sélections > Théâtralire > Propositions par compagnies professionnelles > Compagnie Certains soirs... | Dernière mise à jour le : 15 avril, 2008 |
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Compagnie Certains soirs... | ||||||
Pacamambo
D’après Pacamambo de Wajdi Mouawad, Actes Sud, Babel, 2000.
Quelques mots sur le texte choisi : La mort a emmené Marie-Marie. Marie-Marie c’est la grand-mère de Julie. Julie : une petite fille qui n’est pas du tout d’accord avec cette façon de faire de la mort et qui a deux mots à lui dire ! Le Gros, c’est le chien de Julie. Il va l’aider à rencontrer la mort ; à lui dire ses deux mots en question et à accompagner Marie-Marie jusqu’au pays de… « Pacamambo ». Vous, vous êtes ceux qui, après avoir écouté cette histoire, aimerez à mort la vie ! C’est elle qui me l’a dit. Orientation artistique : La première fois que j’ai rencontré Wajdi Mouawad, il était à Albertville. Un homme discret, qui pourrait se perdre de vue, là juste sous vos yeux. Et puis il a parlé de ce qui le touchait et le poussait à dire. Pourquoi prend-on la parole face à un public ? Pour lui dire quoi ? Au nom de quoi ? Les mots étaient simples, justes, adressés à chacun. Dans la conversation, « Pacamambo » a été évoqué. Wajdi m’a offert de lire son texte. J’ai lu. « Pacamambo », initialement, adressé plus particulièrement aux enfants, s’adresse à tous. Comme le fait Wajdi Mouawad. Et sans se cacher, sans chercher à leurrer, sans faire semblant, il parle de la mort avec une simplicité - toute vivante. Christelle Carlier.
Description de la forme de la prestation : Avec beaucoup de simplicité toujours, mais en prenant un peu plus de place qu’une lecture au pupitre, pour « étaler les jambes ». Une lecture en « raconté-joué »… Donner à voir la cave, peut-être. Juste pour lui donner de l’étoffe. Deux comédiennes, quelques objets, des images à composer, un petit monde à créer pour inviter à entendre. Des odeurs de parfums et des matières. Nombre d’intervenants : 2 comédiennes + 1 technicien. Noms des intervenants ou des comédiens : Christelle Carlier. Public(s) concerné(s) : A voir en famille (à partir de 8 ans). Nombre de personnes accueillies au maximum : 70 environ. Durée de l’intervention : 50 minutes. Coût de la prestation : 500 €. Moyens nécessaires : Espace 4 m x 3m, 2 prises 220 V - décor et lumière autonomes. Partition Par la compagnie Certains soirs...
Quelques mots sur le texte choisi : Une jeune femme emménage avec sa famille une ancienne maison. A quelques dizaines de mètres, dans un champ, sous la neige, un homme couvert d’un simple manteau de ville, s’est posé là, au pied d’un feu. La jeune femme s’est adressée à lui, pendant plusieurs jours. Rien n’y a fait… Il a gardé le silence… Et pourtant… il n’avait rien d’un vagabond, de ce que l’on appelle un « s.d.f ». Aujourd’hui, cette jeune femme, dans la neige encore, se consume en parlant, en en faisant le récit au frère. Elle fait reculer le froid qui est autour d’elle et autour de nous. Jean Yves Picq, à travers cette jeune femme, creuse le silence, la neige et le froid comme le ferait un repousseur de métal. Extrait : « Quand on emménage dans une maison, dans une maison qui devient vôtre, malgré toute la fatigue du jour, on reste le soir à s’attarder, les bras ballants, les jambes lourdes, il est difficile de se résigner à aller se coucher. Il y a trop de rêves et trop d’exaltations. Il faut passer et repasser dans chacune des pièces, errer encore un peu, toucher les murs, prendre la mesure de la nuit qui plane aux fenêtres, et c’est comme ça que j’ai aperçu le feu au loin ». Orientation artistique : Cette lecture est pour nous le point de départ à la réalisation d’un spectacle à venir. Etape de travail, donc…
Nombre d’intervenants : 1 comédienne et 1 technicien. Noms des intervenants ou des comédiens : Christelle Carlier. Public(s) concerné(s) : A partir de 14 ans. Nombre de personnes accueillies au maximum : 100. Durée de l’intervention : 1 heure 15 mn environ. Coût de la prestation : 450 €. Moyens nécessaires : 4 m x 3 m, 2 prises 220 v - autonome. La résurrection de MozartPar la compagnie Certains soirs...
D’après La résurrection de Mozart de Nina Berberova, Actes Sud / Babel, 1989. Quelques mots sur le texte choisi : A une cinquantaine de kilomètres de Paris, une chaude et paisible soirée d’été de juin 1940. Dans la pénombre du jour quelques amis finissent de dîner. On parle de la guerre, de ses présages… Et voilà que la conversation entraîne la pensée de chacun vers le passé… Si d’un geste, on devait ressusciter quelqu’un… Napoléon, Jules César – ou bien encore Léon Tolstoï, Pouchkine – ou la célèbre danseuse Taglioni « Mozart, bien sûr ! Et personne d’autres ! » pense Maria, la maîtresse de maison. « Il jouerait du piano toute la nuit ; seraient invités le jardinier, sa femme, l’épicier et le chef de gare. Quelle joie se serait ! ». Mais dès le lendemain, cinq cents soldats logent dans le petit village que de nombreux civils traversent. C’est la débâcle. Puis soudain il sembla à Maria que sur le gravier blanchâtre de la cour se détachait, pâle, imprécise, l’ombre d’un homme aux mains fines et fragiles, couvertes de poussière. Un civil. Un musicien. …Mozart… !!?? Les événements s’accélèrent, et laissent de moins en moins de place aux pensées secrètes de Maria et à Mozart. De ce Mozart qui, pourtant, nous révèle notre désir du beau ; de la grâce futile ; de l’intelligence et de la légèreté. Maria nous entraîne sur les traces de Mozart. De ce Mozart qui nous arrache de nos plus profonds cachots et nous tire vers ce qui, en nous, est irrémédiablement jeune et totalement irrespectueux. Et parfois même à nos propres yeux. Un récit dont chaque mot nous renvoie au concret des « choses », des objets, des paysages, des sonorités, des êtres humains, des sentiments et des émotions qui les habitent et les font se mouvoir.
Nombre d’intervenants : 2. Noms des intervenants ou des comédiens : Lecteurs : Christelle Carlier et Alain Sionneau. Assistant : Pierre Louis Lanier. Son : Bernard Donzelle. Public(s) concerné(s) : Adultes (Collège à partir de la 3ème). Nombre de personnes accueillies au maximum : 80 (dans de bonnes conditions de visibilité et d’audition). Durée de l’intervention : 1 h 15. Coût de la prestation : 500 €. Moyens nécessaires : Une grande table, des verres, des carafes, des livres, un banc, des chaises de jardin qui évoluent au fil des 4 chapitres. Le public est assis autour de la table. Les premiers d’entre eux sont attablés. Obscurité totale. Espace : ouv. 5 m / Prof. 4 m. |