 Je
me livrais à une étude des
moeurs. (…) J’étudiais également
le
manège des dates, ces rendez-vous
galants, car j’aimais analyser les
codes régissant ce rite de la vie amoureuse
en Amérique. Elle ne laissait aucune
place au hasard. Chacun était supposé
en connaître les règles et il fallait les
suivre scrupuleusement : 1) inviter une
fille à boire un verre, de préférence
l’après-midi ; 2) l’inviter à dîner,
et éventuellement l’embrasser ;
3) réinviter la fille à dîner, à aller
au
cinéma et éventuellement coucher
avec elle. La première date était menée
comme un entretien d’embauche.
On recrutait son partenaire en fonction
d’une liste de critères : le milieu, la religion,
le diplôme, la situation professionnelle.
C’était froid et impersonnel, et dépourvu
de sensualité. Depuis que j’étais
à New-York, ma libido avait terriblement
faibli, car tous les rapports entre les sexes
étaient terriblement désérotisés. .
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Olivier
Jacquemond a 28 ans. Il publie avec New-York
fantasy son
premier roman,
nouvelle aventure
littéraire pour lui qui
s’était déjà essayé
à l’écriture de recueils poétiques
et de
nouvelles.
Eric a tout quitté pour s’installer à
New-York : petite amie, parents et projet
de mariage bancal. Là-bas, il travaille
dans un bar, fait des rencontres, se
crée une nouvelle vie. A Paris, son père,
qu’il ne connaît pas très bien, se
meurt
et son passé le rattrape. Il rentre puis
repart, ses bases ne sont pas assurées.
Vient une nouvelle rencontre, décisive.
Avec Mick Bowery, critique de rock, Eric
partage sa passion pour Léonard Cohen.
Et découvre un chemin inattendu qui le
relie à son propre père.
Immergé dans New-York
, l'étranger come une clef pour soi.
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