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Expériences
AILLEURS
Des bibliothèques
de petites villes dans le contexte de communautés de communes
Dans une table ronde consacrée à l'intercommunalité,
lors du dernier congrès de l'Association des bibliothécaires
français, André Ansroul, directeur de la BDP de Meurthe-et-Moselle
a situé les bibliothèques des petites villes dans le contexte
politique et réglementaire de la coopération intercommunale.
La " communauté de communes " est une structure à
fiscalité propre contrairement aux syndicats de communes tributaires
de celles-ci pour exercer leurs attributions. C'est une nouvelle piste
pour le développement de la lecture publique. L'évolution
de la desserte du milieu rural par les BDP semble de plus en plus indispensable,
et elles sauront, selon lui, s'adapter à ce contexte.
" J'ai été
très impressionné par un chiffre que j'ai pris dans le
" bilan de l'intercommunalité "
. Au premier janvier 1999, on comptait 1 849 structures à fiscalité
propre, qui représentent 19 127 communes et totalisent 33 222
600 habitants. A elles seules, les communautés de communes regroupent
15 179 communes et totalisent 17 531 430 habitants !
La coopération intercommunale est d'abord une chance pour les
bibliothèques départementales de prêt. A vrai dire,
elles n'ont pas attendu la loi Chevènement, et les premières
expériences sont même antérieures à la loi
Pasqua de 1992 sur l'administration territoriale de la République.
Le communautés de villes petites et moyennes relèvent
de la communauté de communes au sens de la loi du 12 juillet
1999 (dite loi Chevènement) relative au renforcement et
à la simplification de la coopération intercommunale.
La " communauté de communes " est désormais
le cadre de l'intercommunalité pour des populations entre 3 500
et 50 000 habitants (ou bien, si la communauté a plus de 50 000
habitants, elle ne doit pas compter de ville centre ou de chef-lieu
de département de plus de 15 000 habitants). Comme la loi de
1992, la loi de 1999 a adopté le principe de blocs de compétences
obligatoires et facultatifs.
Il y a deux blocs de compétences obligatoires :
- l'aménagement de l'espace ;
- le développement économique.
Et quatre blocs de compétences facultatifs, dont un au moins
doit être choisi :
- l'environnement ;
- l'habitat et le cadre de vie ;
- la voirie ;
- les équipements sportifs, socioculturels et scolaires.
C'est dans ce dernier bloc de compétences facultatif que se situent
les bibliothèques.
Il est clair qu'en deçà d'un minimum de population, la
commune ne peut être l'échelon pertinent pour l'implantation
d'une bibliothèque. En 50 ans, les BCP ont fait un peu toutes
les expériences, y compris les plus aberrantes, jusqu'au prêt
direct dans les collèges. Je crois qu'elles se sont adaptées,
et qu'elles s'adaptent, aux bouleversements du monde rural ou urbain.
"
André Ansroul
Directeur de la Bibliothèque départementale de Meurthe-et-Moselle
une des fiches pédagogiques de Coopération
intercommunale,
documentation éditée par " Mairies-conseil "qui
dépend de la Caisse des dépôts et consignations
Ce texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur, a
été publié dans le bulletin de l'Association
des bibliothécaires français n° 188.
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