![]() |
| Savoie-biblio > Publications > Ouvertures n°0 | ||
|
Expériences
ici
|
||
|
Expériences ICI Des bibliothèques en milieu rural : comment améliorer les services rendus ?
Dressons tout d'abord le paysage territorial du SIMBAL, syndicat chargé de gérer le contrat global de développement du Genevois haut-savoyard : 71 communes, 160 000 habitants, une agglomération de 57 000 habitants (autour d'Annemasse), un territoire périurbain et des petites communes rurales et de montagne, 50 communes de moins de 2 000 habitants, aux portes de Genève. En 1999, la Commission Tourisme et Culture du SIMBAL retient la lecture publique comme un axe fort du programme culturel. Mais que pouvions-nous réellement engager au niveau d'un contrat global de développement, compte tenu des initiatives existantes de la Bibliothèque du Département de la Haute-Savoie, de l'association LAC (Lecture Animation Coopération) et des 57 bibliothèques du territoire ? Avant d'afficher des objectifs ou des actions, un long travail de concertation a mis en évidence les éléments suivants. D'une part, les élus souhaitent très fortement conserver cet outil au plus près des habitants et plus qu'un outil, la bibliothèque est souvent le seul service culturel d'une commune. D'autre part, les bibliothèques sont très dynamiques et cela ne se voit pas toujours ! Elles manquent de moyens : une évidence certes, mais qu'est-il possible de faire ? Enfin, les responsables de bibliothèques ont exprimé un manque de reconnaissance de la part des enseignants, des parents d'élèves, etc. Quels
objectifs de travail ? Quatre
orientations assorties d'un plan d'actions : Concrètement : En juin 2000, un
colloque et une vidéo ont permis de montrer la qualité
et la diversité du travail réalisé dans les bibliothèques
: expositions, bibliothèque virtuelle, accueil d'écrivain,
etc. Ceci sous-entend des partages, des échanges, des services différents d'une bibliothèque à une autre, voire des spécialisations, toujours dans l'esprit de proposer, à l'ensemble des habitants du bassin genevois, des services de meilleure qualité. Les acquisitions des bibliothèques les plus importantes pourraient ainsi bénéficier aux plus petites et la solidarité entre les territoires urbains et ruraux, trouver là un terrain d'expression. Quelle est la motivation des uns et des autres à cette mise en commun d'informations, de collections et de moyens pour un service amélioré ? C'est ce que nous devrions juger à travers l'étude en cours qui proposera également une organisation. La communication sur ce projet est aussi une condition de sa réussite une maquette compréhensible pour les non-initiés à l'informatique sera présentée au terme de l'étude. Bien sûr, les 57 bibliothèques ne pourront pas toutes bénéficier du réseau de manière simultanée : question d'informatisation (toutes ne disposent pas de matériel informatique) et de crédit. Cette action expérimentale
devrait se poursuivre, dans ses modalités concrètes, en
partenariat avec l'Etat, et vraisemblablement dans le prochain contrat
de développement Rhône-Alpes.
Gisèle Meynet
|
||