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| Accueil > Manifestations soutenues > Lettres frontière > Chambre d'échos | Dernière mise à jour le : 15 avril, 2008 |
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Manifestations bi-départementales |
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Chambre d'échos | |||||||||||||||||
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Quatre lectures-spectacles ont été créées depuis trois ans, commandes de l'association Lettres frontière à diverses compagnies théâtrales lyonnaises et suisses, en partenariat avec le DRAC Rhône-Alpes. Dans le cadre des passerelles de Théâtralire, les bibliothèques des pays de Savoie peuvent accueillir la dernière création.
Renseignements :
Une main sur l'épaule, Sylviane Chatelain, Compagnie Marin La lecture-spectacle Une main sur l'épaule a été créée en 2006. Elle est issue d'un partenariat entre l'association Lettres frontière et les Bibliothèques Municipales de Genève. Elle a déjà fait l'objet de plusieurs représentations : Maison des Arts de Thonon-les-Bains (74), Théâtre Nouvelle Génération (Lyon 9e), Théâtre Le Poche (Genève). La lecture-spectacle d'Une main sur votre épaule de Sylviane Chatelain (sélection Lettres frontière 2006) associe une comédienne, une chorégraphe et un musicien comme autant d'échos possibles à ce texte aux multiples facettes. La structure même du texte a guidé le travail de la compagnie. Le spectacle donne ainsi à entendre les incipits du « pianiste », de « la mort » et de « la maison », avec au cœur même du montage le thème de la mort de la mère (chapitre V). La musique et la danse font résonner avec sensualité les échos pluriels de la « maison de mots » de Sylviane Chatelain, afin de donner l'envie aux spectateurs de retourner au livre original. La Compagnie Marin, fondée en 1994, produit régulièrement et essentiellement des textes théâtraux d'auteurs contemporains, de Enzo Corman à Catherine Anne, en passant par Jacques Probst, Noëlle Revaz, Carole Fréchette et Alan Ball. En collaboration avec les bibliothèques municipales de Genève, elle propose régulièrement des lectures à haute voix de textes contemporains d'auteurs suisses romands, dans le cadre du cycle « c'est pour lire ! à l'affiche ! ».
Permission, Céline Curiol, Compagnie À voix haute Comment s’approprier un texte littéraire comment le mettre en scène comment le parler le danser comment le respirer ?… L’écriture de Céline Curiol est théâtrale. Elle nous transporte, nous bouleverse, elle est physique et rythmée. Dans Permission, on assiste au réveil de la révolte et à la mise à mort de ce narrateur attachant et naïf. Céline Curiol nous parle de nous. Elle nous confond et nous trouble pour mieux éveiller nos sens, elle nous pousse à dévoiler ce que nous sommes, à dévoiler l’humain, entier, véridique avec ses possibilités de bonheur, sa capacité à s’insurger et sa puissance d’imagination. Permission Dans un monde où la fiction n’existe plus, un homme est embauché par une entreprise tout à fait singulière. Discipliné à l’extrême, totalement soumis au pouvoir de sa hiérarchie, il travaille sans relâche jusqu’au jour où l’un de ses condisciples fait entrer dans son système de pensée une faille vertigineuse. Sous ses yeux effrayés, cet homme ouvre un roman et lui lit en secret quelques pages. D’emblée un autre langage s’impose, l’imaginaire se déploie, le désir renaît… Texte : Céline Curiol
L'eau du bain, Pascal Morin, Compagnie Apparemment La lecture-spectacle L'eau du bain a été créée en 2005 en résidence à la Médiathèque de Lyon-Vaise. Elle est issue d'un partenariat entre l'association Lettres frontière, la Médiathèque de Lyon-Vaise, l'Association des Jeunes auteurs de théâtre de Lyon, la Direction régionale des Affaires culturelles Rhône-Alpes. Elle a déjà fait l'objet de plusieurs représentations : Médiathèque de Vaise (69), Grange de Dorigny - UNIL Lausanne-Dorigny (CH), Domaine de Lacroix-Laval (69). L'eau du bain Le texte de Pascal Morin (Prix Lettres frontière 2005) narre l'été trouble d'un personnage masculin sans nom. Efficace, presque machiavélique, celui-ci se raconte à travers une écriture précise. L'adaptation scénique de la Compagnie Apparemment place les spectateurs dans un univers de sensations agréables et vénéneuses ; le soleil du sud et l'eau de la piscine se troublent peu à peu. Un comédien incarne le personnage principal. Cinq marionnettes représentent les deux frères, le père et le grand-père, ainsi que « la petite ». Les mouvements d'un autre personnage, muet, accompagne le personnage principal au fil d'un texte teinté d'ironie subtile et d'une noirceur angélique, où fantasme et réel se confondent.
Tokyo, Éric Sadin, Compagnie Locus Solus La lecture-spectacle Tokyo d'Éric Sadin, a été créée en 2006 en résidence à la Médiathèque de Lyon-Vaise. Elle est issue d'un partenariat entre l'association Lettres frontière, la Médiathèque de Lyon-Vaise, la DRAC Rhône-Alpes, l'association des Journées de Lyon des auteurs de théâtre, le TNG, la Maison des Arts de Thonon-Les-Bains et avec le soutien de la SEPR (Société d'enseignement professionnel du Rhône). Avec l'aimable autorisation des éditions POL et de l'auteur. Elle a déjà fait l'objet de plusieurs représentations : Médiathèque de Vaise, Maison des Arts de Thonon-les-Bains, Théâtre Nouvelle Génération (Lyon 9e). Tokyo Être au contact de la langue d'Éric Sadin (sélection Lettres frontière 2006), c'est accepter une turbulence, celle de l'expérience. Le livre nous invite à une déambulation sur un territoire en crise, une mégalopole qui est une jungle numérique, où les repères sont flous, où l'histoire n'existe pas, où les séquences, les bribes hybrides sont des flashs poétiques dans lesquels le sujet est dissout, où le réel, le banal, la violence molle du quotidien sont au contact d'une multitude de signes, signes aux conséquences complexes sur nos comportements. Après la lecture silencieuse, se pose à moi la question vertigineuse d'extérioriser le texte, de fabriquer du hors livre, de mettre debout les mots, de se mettre en action sans jouer à paraître mais à disparaître… Bref, comment faire du théâtre ? Cet Objet Verbal Non Identifié convoque à la fois le texte, l'image et le son. Alors ce récit non ordonné d'un foisonnement sonore et visuel sera figuré non par une image numérique sur écran plat plasma digital mais, au centre du cadre en bois, par un clown urbain voyageur (on ne sait pas d'où il vient, on ne sait pas où il va), vivant immergé dans une polyphonie polymorphe. J'arrête ici, j'arrête la description textuelle, et vous invite à venir voir Éric Ferrand (créateur d'images sonores), écouter Michel Legouis (le clown visible en chair), lire Pauline Hercule (la voix, l'écho, la parleuse), goûter notre complicité lors d'une représentation totalement offertes à l'interactivité de nos regards. Extrait : en chœur musique image en mouvement en lecture on chante boit lit danse en musique en mouvement en image on danse en lecture boit chante lit en chœur on suit le défilé des caractères sur l'écran on chante boit lit danse ou découvre une femme bikini sur sable blanc on lit chante catalogue on attrape on boit chante tourne pages lit boit chante télécommande on saisit références on enregistre document télécharge on se fait la voix boit en chœur dans la mélodie on dans l'écran on dans les caractères de gauche à droite on les suit se colorer rosé sur bleu ou se superposer à l'image d'un… Texte : Éric Sadin
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